Thierry Blot, Exposition à Barbizon

Rencontre à Barbizon
AVEC LE PEINTRE THIERRY BLOT

Thierry Blot, Exposition à Barbizon

Peindre pour Thierry Blot est tout aussi important et indispensable à son équilibre que de partager avec vous le fruit de ses émotions sur la toile.

Photos :
P. Songeux

Lors de l’exposition de Thierry Blot à Paris en décembre dernier, de nombreuses personnes n’ont pas eu la possibilité de venir à sa rencontre… C’est donc à Barbizon que l’artiste a posé ses toiles pour une séance de rattrapage.
L’exposition de Thierry Blot à la Galerie 39 vient de fermer ses portes, malgré quelques contraintes sanitaires, il a pu présenter son travail pictural.
Thierry Blot, c’est d’abord un regard, des yeux qui pétillent comme des bulles de champagne, et puis un sentiment étrange de vivre un moment rare.
Dans un mouvement poétique ses touches de couleurs incisives se déposent sur le lin. Ses peintures portent un bonheur à offrir et à partager…
Il s’exprime en touches légères et transparentes, pour nous faire partager sa vision du monde. La peinture de Thierry Blot, c’est plus qu’un objet fixé au mur, c’est une idée, un esprit, un parfum qui à chaque instant diffuse sa note de bonheur. Touche de bonheur est la griffe, l’empreinte de toute la démarche de Thierry, elle porte la vision poétique, moderne et originale de sa peinture.
L’artiste a été présent tous les jours pour accueillir ses visiteurs avec convivialité, de l’ouverture à la fermeture de la galerie.
Après chaque exposition, plus encore en cette période déconcertante, il y a la phase de décompression et d’introspection, suivie d’un flot de réflexions et d’interrogations, puis l’élaboration du travail artistique qui précède la construction de ses rendez-vous picturaux et amicaux.
Peindre est tout aussi important et indispensable à son équilibre que de partager avec vous le fruit de ses émotions sur la toile.

Thierry Blot :
« Ma familiarisation avec la peinture a été presque évidente, mon père peignait à la maison, il n’avait pas d’atelier, donc toute le monde profitait à la fois des odeurs et de son assiduité. Cette passion qui est née du contact avec mon père, était tellement forte que l’on ne pouvait échapper aux signaux qu’il envoyait. Je n’étais pas à l’école avec lui, c’était naturel, on peignait côte à côte, il intervenait uniquement lorsque j’étais en difficulté. Cela m’a donc invité à passer le concours d’entrée à l’école des Beaux-Arts de Douai. J’ai fait mon cursus comme ça, avec l’apprentissage de toutes les disciplines artistiques, je suis diplômé d’arts plastiques avec une spécialisation de deux ans de photo, car je voulais être photographe d’art.
Mais à la sortie de mes études, je n’ai pas trouvé d’emploi dans ce domaine. J’ai accepté une place de décorateur pour une grande enseigne de distribution, je me suis accroché à ce job, comme j’avais besoin d’argent, j’ai été un jeune papa. J’ai donc fait une carrière dans la grande distribution en prenant la responsabilité du service décoration d’une enseigne majeure. Et là, je me suis amusé car on me laissait faire ce que je voulais, avec entre-autres des publicités sur le lieu de vente, comme des animations BD, d’ailleurs les écoles voulaient récupérer les décors. Est née comme ça à différents coins de France, ce que l’on a appelé plus tard la théâtralisation.
J’ai été nommé à Paris en 1996, en tant que responsable de la théâtralisation nationale, je m’occupais des décors pour les 217 hypers du groupe. Pendant toute cette période, cela ne m’empêchait pas de faire des expositions de peinture, une à deux expositions par an.
Il y a 15 ans,  j’ai décidé qu’il était temps de revenir à ce pourquoi j’avais été formé, j’ai donc quitté ce monde salarié pour ma passion de la peinture.
Mon père m’a aussi inculqué la valeur du travail, et il a très bien fait, car maintenant quand je me lance à travailler dans une collection, je suis très assidu, c’est du matin au soir et tous les jours. Je le fais comme une discipline et l’inspiration vient en peignant, la gestuelle et l’aisance qu’il faut vraiment travailler, qu’on ait du talent ou pas.
Je suis toujours animé par beaucoup de sujets, je travaille une expression comme on travaille un livre ou une pièce de théâtre, c'est-à-dire que j’écris d’abord ce que je voudrais raconter, ce que les toiles vont se raconter, j’arrive donc dans mon atelier avec beaucoup d’intentions.
J’ai dans mon entourage, dix quinze personnes qui me collectionne depuis 40 ans, cela m’arrive d’aller chez des amis et de voir l’évolution de ma peinture depuis le début.
Au départ, je faisais plus d’aquarelles que d’huiles, pour une question de fluidité que j’aimais bien retrouver. Quand on voit ce que je fais maintenant, on pourrait penser que c’est le grand écart, mais mon écriture était déjà là, elle était timide, masquée par des ambiances à la Turner, un peu floutée, un peu fondue. Avec mon arrivée en Ile de France, j’avais plus confiance dans mon travail, l’écriture est devenue plus musclée et est passée au devant de la scène.
Quand je commence une collection, je détermine le nombre de toiles et en travaille plusieurs en même temps pour qu’elles se parlent. Chaque toile est un maillon de l’histoire qui va évoluer avec le temps, et au bout de quelques mois ma collection sera terminée.
Je me considère un peu comme un homme orchestre, car j’aime gérer tout de A à Z, de mon lieu d’exposition à ma communication. J’écris mes textes, je gère mon site internet, je prends mes 400 affiches sous le bras et les accroche chez les commerçants bienveillants, cela me permet de discuter avec eux. J’aime trop le faire pour confier tout ce travail à un tiers.
Pour cette exposition, avec la crise sanitaire, les visites ont démarré uniquement sur rendez-vous, j’ai vu plein de monde et vendu plusieurs toiles. Vu le contexte et la qualité des rencontres, c’est une très belle exposition pour moi.
Je vais préparer une prochaine exposition pour octobre 2022, à la galerie du Vert Galant, anciennement l’appartement de Simone Signoret et d’Yves Montand.
Durant cette période de confinement et de restriction d’un an et demi, je suis conscient de la chance que j’ai. Mais les artistes en général ont souffert, et dans le milieu des arts plastiques beaucoup n’ont pas pu payer leur loyer et ne touchent pas d’aide. J’ai écrit deux fois à Roselyne Bachelot pour dénoncer cela : une seule réponse de son cabinet mais à côté de la plaque.
 »

Plus d’informations sur l’artiste sur :
www.thierry-blot.com

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