Rassane et Rayanne Fadili avec Andrée Grammatico et Bernard Van den Dries

RASSANE ET RAYANE FADILI
L’Espace Regards présente leur exposition "Quotidiens"

Rassane et Rayanne Fadili avec Andrée Grammatico et Bernard Van den Dries

L'Espace Regards accueille l'exposition de Rassane et Rayane Fadili pour "Quotidiens" jusqu'au 8 novembre 2020.

Photos :
P. Songeux

Andrée Grammatico et son Espace Regards nous présentent Rassane et Rayane Fadili , deux étudiants en architecture à l'ESA, école spéciale d'architecture de Paris.
Le travail de Rassane Fadili a fait l'objet d'une exposition à la galerie Nouiga à Rabat (Maroc) en 2011. Aujourd'hui, à l'Espace Regards et ensemble, ils inaugurent leur première exposition personnelle prévue jusqu’au 8 novembre 2020, les 10-11, 17-18, 24-25 octobre, 7-8 novembre, de 14h à 19h et sur rendez-vous.
Éterniser des moments, des lieux, des liens, des objets, des actions (lire, boire un pot, « buller »…), des petits riens de « notre tous les jours ». Dessiner, photographier, inscrire des temporalités personnalisées, duo à quatre mains, Rassane et Rayane Fadili présentent « Quotidiens ».
Des quotidiens qui les ont marqués, émus et qu'ils ne veulent pas oublier.

Pour Rassane, la pratique photographique était destinée à collecter des souvenirs. Le carnet de croquis de son grand-père l a incité à dessiner. Séduit par l'aspect matériel du carnet, plus concret qu'une photographie numérique, il renforce pour lui, le sentiment lié au souvenir car il est palpable, et laisse une trace. Ces moments dessinés font partie de son quotidien. Depuis quelques années, il réalise des dessins « d 'imagination » touchant aussi au champ de l'onirique.
Quant à Rayane, l'ensemble de ses planches dessinées à l'encre de chine sont le reflet de souvenirs d'espaces. La dualité entre les espaces intérieurs et extérieurs, la ville et la nature, le jour et la nuit sont autant de repères de mémoire qui s'illustrent dans ses compositions. La construction graphique en axonométrie, la déconstruction des lignes de fuite/perspectives et les rapports de proportion qui s'annulent sont censées souligner la perception biaisée ou altérée des souvenirs. Le quotidien peut être défini par les environnants qui le construisent sans être défini par les actions qui le rythment. Le terme de quotidien qu’il essaie de retranscrire s'affranchit de toute action pour se réduire à la contemplation.

Le souvenir se raconte, il s'écrit, il se filme, il se dessine… Autobiographique ou historique, il est consacré par les arts (Louise Bourgeois, Sophie Calle, Christian Boltanski…), par la littérature (Baudelaire, Camus, Duras…) ... Comment ne pas penser à la madeleine de Proust !

Rassane et Rayane Fadili :
« Notre grand-père qui est passé par les Arts Déco à Paris dans les années 50, produisait des dessins du quotidien. Un carnet en permanence sur lui, il dessinait quand il sortait, des scènes de vie, ses enfants, un paysage, une nature morte…  et il peignait aussi énormément. Nous sommes tombés sur ses carnets il y a une dizaine d’années. On dessinait tous les deux avant depuis touts petits, des dessins d’imagination, des dessins liés à l’onirisme et aux rêves. On s’est rendu compte que l’on faisait ces dessins par rapport aux rêves et que l’on faisait à un peu près les mêmes productions, on rêvait de la même chose. Nous sommes de vrais jumeaux. En grandissant on a continué à dessiner, c’était des dessins sur un coin de feuille, en cours, des petits dessins sortis de l’imagination, rien de réels, on ne représente pas le réel, ce n’était pas du dessin in-situ. Suite à la découverte des carnets du grand-père, je me suis mis à dessiner sur des petits carnets que j’avais toujours sur moi dès que quelque chose me marquait. Avant la pratique du petit carnet, c’était la pratique photographique, avant tout pour les souvenirs, qui s’est transformé petit à petit en pratique artistique. Depuis j’ai arrêté la photo pour me concentrer sur le dessin. Cette pratique du dessin, le cadrage, l’organisation des lignes, le côté graphique s’inspire énormément des photographies.
Nos études d’architecture pour le dessin, nous apporte la rigueur, la précision du trait, la perspective qui était déjà là, elle s’est confirmée avec l’architecture.
Pour l’architecture, nous sommes partis de Rabat, notre ville d’attache, après le baccalauréat, pour Lille, Stockholm et Paris. C’est important pour rencontrer d’autres personnes, pour voir ce qui se fait ailleurs, partir pour mieux revenir, c’est cet aller-retour qui est intéressant. L’architecture est une passion comme le dessin, un intérêt pour la ville, pour l’urbanisme. Nous sommes encore en phase d’étude, il n’y a pas encore de projet professionnel pour la suite. Certainement ils viendront se concrétiser en fin d’étude, c’est l’avenir qui nous guidera vers le dessin, la photographie ou l’architecture ou autre chose. C’est bien d’avoir plusieurs cordes à son arc, surtout quand celles-ci se complètent. Nous ne sommes pas forcément liés à travailler ensemble, d’ailleurs on ne produit pas du tout ensemble, on a découvert le travail de l’autre pour l’exposition, mais on échange beaucoup sur les expériences partagées. »

Exposition jusqu’au 8 novembre 2020, les 10-11, 17-18, 24-25 octobre, 7-8 novembre, de 14h à 19h et sur rendez-vous.

Espace Regards
12 rue du Donjon - 77250 Moret sur Loing
06 25 62 12 64 / 01 60 70 98 47
77regards@gmail.com
facebook : espace regards

Rassane Fadili
Rayane Fadili, Toits
Rassane Fadili, Lecture
Rayane Fadili, Antichambre
Rassane Fadili, Oudayas
Rayane Fadili
Rassane Fadili, Sahara
Rayane Fadili, Atrium
Rassane Fadili, Atlantique
Exposition Quotidiens de Rassane et Rayane Fadili à Moret

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