Tableau du Pont de Moret, temps d’hiver, 1893, par Sisley

MORET-SUR-LOING, CITÉ MÉDIÉVALE

Moret-sur-Loing, cité médiévale
Porte de Samois à Moret-sur-Loing
Remparts côté Loing
Eglise Notre-Dame
Prieuré de Pont Loup

Moret-sur-Loing,
un résumé de l’histoire de France
A une heure de Paris, située à la frontière de l’île de France et de la Bourgogne, Moret-sur-Loing est une cité du XIIe siècle, médiévale et fortifiée, qui conserve dans ses murs les traces d’un glorieux passé : une ville royale avec église, donjon, remparts et portes fortifiées.
De nombreux sites, encore intacts aujourd’hui, témoignent de cette richesse historique. Moret-sur-Loing est aussi une ville baignée par les eaux du Loing, propice à l’inspiration des peintres et aux balades bucoliques en bord de rivière.
Depuis qu’à la fin du XIXe siècle, le peintre impressionniste Alfred Sisley et ses amis ont découvert Moret-sur-Loing, de nombreux artistes sont venus et viennent encore poser leur chevalet, hier comme aujourd’hui.

Philippe Auguste (1179-1223) entreprend la construction des fortifications en pierre. Aux XIIe et XIIIe siècles, c’est l’une des résidences des rois de France.
A l’époque, l’enceinte comporte une vingtaine de tours et trois portes. Le pont en pierre qui franchit le Loing est protégé, sur la rive d’en face, par un châtelet d’entrée installé sur un îlot artificiel. Cette porte fortifiée est appelée plus tard « Le vieux Château », dont une partie est encore debout. Le tracé des fortifications est clairement lisible dans la ville. La porte de Bourgogne (ou du Pont) et la porte de Samois (ou de Paris), sont toujours en place.

L’église Notre-Dame, un joyau de style gothique.
Sa construction débute à la fin du XIIe siècle sous le règne de Louis VII, à l’emplacement d’un monument roman et se poursuit jusqu’au XVIe siècle. L’évolution architecturale des baies gothiques y est visible, des fenêtres étroites, jusqu’aux rondes (oculi), du gothique rayonnant au flamboyant.

Le prieuré de Pont Loup XIIe
L’église romane Saint-Pierre appartenait à un prieuré bénédictin dit du Pont-Loup (XII-XVIIIe siècles). C’est un édifice à trois nefs terminées par des absides, surmonté d’un clocher. Endommagé pendant la guerre de Cent Ans, désaffectée à la Révolution, elle est aujourd’hui transformée en salle d’exposition d’art contemporain.

Représentation de la Mauresse

La Mauresse, un des mystères méconnus de l’histoire de France...
Un des secrets historiques bien gardés de Moret concerne le mystère des origines de la « religieuse au teint basané », soeur Louise-Marie-Thérèse, appelée par tous, «La Mauresse», qui prend le voile à Moret en 1695.
La cour de Louis XIV manifestait à son égard un intérêt exceptionnel. Elle était dotée et entretenue par le Trésor royal et visitée régulièrement par de hauts personnages, dont la reine Marie-Thérèse.
A l’époque, déjà, diverses thèses et interprétations circulaient à son sujet. On la disait fille du couple royal, cachée à cause de sa couleur (selon Saint- Simon et Voltaire). On l’assimilait volontiers à l’enfant à la peau toute noire que la reine avait mise au monde en 1664 et qui fut déclarée morte un mois plus tard. Ceux qui admettaient que le père de l’enfant était le roi, avançaient des explications bienveillantes pour justifier sa couleur de peau. Cette particularité était ainsi attribuée à un étouffement pendant l’accouchement (thèse de Busy-Rabutin), aux “idées noires” de la reine, à son penchant pour le chocolat ou encore, à une très vive impression ressentie à la vue « d’un petit maure, fort joli et toujours avec la reine » (d’après Mademoiselle de Montpensier).

Moret-sur-Loing, cité médiévale

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