Une des scènes cultes de l'Hôtel du Nord reconstituée au Festival Paradisio de Flagy

Festival Paradisio à Flagy :
LE CINÉMA DE PATRIMOINE EN VEDETTE !

Une des scènes cultes de l'Hôtel du Nord reconstituée au Festival Paradisio de Flagy.

L’univers cinématographique des années 1900 à 1960 avait rendez-vous au Festival Paradisio de Flagy, pour le plus grand bonheur des amateurs du 7e art.

Photos :
P. Songeux

Pour le dernier week-end d’avant rentrée, Flagy s’est fait son cinéma, entre projections de films en argentique, scénographies, expositions d’affiches et d’objets rares du 7e art, conférences et animations. Un moment d’émerveillement, pour un public aussi bien familial que de passionnés.
L’univers cinématographique des années 1900 à 1960 était au cœur du village typique de Seine-et-Marne, entièrement transformé pour l’occasion en décor de cinéma.
Le festival Paradisio a pour ambition de créer un lien entre ruralité et patrimoine cinématographique, dans une ambiance festive et conviviale…
Articulé autour de quatre axes : la projection de films en argentique dans des lieux atypiques tels l’arrière salle du café du village, un bus ancien, la salle des fêtes ou encore sur la place du village comme cela se pratiquait dans les campagnes d’autrefois. Des longs et courts métrages de films muets ou parlants, sans oublier les dessins animés, documentaires, actualités, réclames, dans des formats divers depuis le 35 mm, jusqu’au 8 mm, en passant par le 16 mm.
Des reconstitutions de plateaux de cinéma grandeur nature avec du matériel de collection, unique en France,  une exposition d’affiches et d’objets rares du 7e art et du matériel de collection et pour finir des conférences et des animations.

Ladislas Starewitch à l’honneur
Philippe Morisson, responsable de la programmation a mis à l’honneur Ladislas Starewitch, un pionnier et maître du cinéma d’animation. Son moyen métrage Fétiche 33-12 (1933), censuré par les producteurs et rétabli dans sa version d’origine en argentique 35 mm a été projetée en plein air façon ciné-concert, lors de la soirée d’inauguration. Léona-Béatrice Martin-Starewitch, petite fille du réalisateur a apporté son soutien au Festival Paradisio en permettant la projection de plusieurs courts- métrages en argentique de son aïeul : Les Aventures de Fétiche (1934-1937), la série Nina Star (1921-1927) dans lequel ses marionnettes et une de ses filles sont mises en scène ou encore Le Roman de Renard.
Une exposition dédiée à son œuvre lui a été consacré dans la chapelle de l’Église. Un focus sur son parcours de cinéaste, d’auteur et réalisateur à travers ses films, photographies, objets de collection, sans oublier ses marionnettes. Une exposition interactive puisque Léona Béatrice Martin-Starewitch, proposera des discussions autour de l’œuvre de son aïeul en compagnie de François Martin.

Unique en France : Des reconstitutions de plateaux de cinéma grandeur nature
Les visiteurs se sont plongés dans l’univers du 7e Art d’une façon surprenante en découvrant du matériel de collection, travelling, installations techniques, caméras 35 mm, projecteurs lumière, et personnages tous droits sortis de films d’époque au milieu de scènes de films mythiques, comme « La vache et le prisonnier », « L’Hôtel du Nord » et « les Tontons flingueurs ».

Les films présentés
Parmi les films argentiques mis à l’honneur : « Partie de Campagne » (1936) de Jean Renoir avec Sylvia Bataille, dont les extérieurs ont été tournés à Marlotte en Seine-et-Marne, a été projeté en 35 mm.
« La belle Équipe » de Julien Duvivier datant de 1936 avec Jean Gabin (version 16 mm).
Circonstances Atténuantes de Jean Boyer (1939) avec Arletty et Michel Simon (version 16 mm).
La séance en plein air du samedi soir a été consacrée au film argentique en 35 mm « Hôtel du nord » (1938) de Marcel Carné avec Arletty et Louis Jouvet. La mise en scène d’une scénographie grandeur nature représentant la façade de l’Hôtel du nord et la passerelle du Canal Saint-Martin a fasciné les visiteurs durant ce W.E..
Une salle était dédiée à des séries de courts-métrages burlesques autour des comédiens populaires français d’avant-guerre (Max Linder, Boireau, Rigadin, Little Mortiz) mais aussi des Américains cultes (Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, Buster Keaton, Charley Bowers).
Tandis qu’une autre, comme l’année dernière, était réservée aux documentaires des années 50 (sur Paris, la régie Renault, la fabrication de la bière, la ruralité).
Et pour finir, un vieux bus accueillait des projections de films amateurs des années 30 aux années 60 dont ceux d’Edouard Maxant, cinéaste à Dormelles !

Des conférences
Plusieurs conférences ont été proposées : "Les collectionneurs privés de films et d’appareils de cinéma » présentée Par Frédéric Rolland et Pascal Rigaud, collectionneurs, membres de l’ALICC.  « Transpalux ou L’histoire unique d’une idée lumineuse » présentée par Didier Diaz directeur de Transpalux et Philippe Sanson, Historien de cinéma. "Cheminer avec Ladislas Starewitch » présentée par Léona Béatrice Martin-Starewitch et François Martin. « L’énigme de l’Écran large » présentée par Rodrigue Vallet, Historien. « L’adaptation littéraire au cinéma ou quand la littérature devient source d’inspiration pour le 7e Art » présentée par Rodrigue Vallet, historien de cinéma. Et « Histoire des trucages et effets spéciaux au temps du cinéma muet » présentée par Julien Vallet et Hugues Namur de la S.A. Mikkros

Des animations
Pour  enchanter petits et grands durant tous le festival, des artistes de rues, ouvreuses de cinéma, hommes sandwich, comédiens, ciné-concert, personnages tous droits sortis de films, jeux en bois, bandes sonores et publicités à l’ancienne, accompagnement musical, concert, complétaient la programmation.

Jacques Drouhin, maire de Flagy :
« Ce festival est unique en France parce qu’il y a trois mises en scène de scénographies de films cultes d’époque, qui ne se fait nulle part ailleurs. Et cela, grâce à tous les passionnés de vieilles pellicules, des gens qui ont travaillé dans ce milieu, qui sont aujourd’hui à la retraite, et qui continuent à faire vivre le cinéma de patrimoine. C’est vraiment quelque chose qui nous satisfait, non seulement notre ego mais c’est surtout les 86 bénévoles qui font dans un village comme Flagy, village rural, que la culture a encore du sens. Ces festivals malheureusement en milieu rural disparaîtront peut-être si on n’a pas des mécènes, des entreprises, qui mettent des sommes importantes pour les pérenniser. Aujourd’hui nous sommes sur le fil du rasoir parce que c’est compliqué de mobiliser les entreprises, les commerçants, les artisans ».

Léona Béatrice Martin-Starewitch, petite fille de Starewitch :

Léona-Béatrice Martin-Starewitch, petite fille du réalisateur Ladislas Starewitch
Léona-Béatrice Martin-Starewitch

« Starewitch est un réalisateur de cinéma mais bien au-delà de ça, c’est un  humaniste qui a exprimé de la poésie, de la beauté à travers ses films mais en reconstituant la nature et en lui donnant vie, c'est-à-dire que lorsqu’on voit un film de Starewitch, on a vraiment l’impression que les animaux sont vraiment des êtres humains. Il a fait une centaine de films entre la Russie et la France. Arrivé en France en 1920, il a installé son studio à Fontenay-sous-Bois, et partir de 1925 et jusqu’à sa mort  il a tourné. Je vous invite vraiment à découvrir Starewitch car tous les grands réalisateurs de maintenant se réfère à lui, et pour  retrouver votre âme d’enfant, vous aurez un regain de jeunesse et de poésie ».

Jacques Drouhin, maire de Flagy, Patrick Septiers, Président du Département et Jean-Marc Giraud, sous-Préfet de Seine-et-Marne, présents lors de l'inauguration du Festival Paradisio de Flagy
Projection à l'ancienne en plein air à Flagy pour le Festival Paradisio
Affiche de La Belle Equipe au Festival Paradisio à Flagy
Exposition de l'affiche Hôtel du Nord à Flagy
Reconstitution du plateau du tournage de l'Hôtel du Nord avec Arletty et Louis Jouvet
Reconstitution du tournage de la Vache et le Prisonnier à Flagy
Reconstitution de la scène culte des Tontons flingeurs
Les ouvreuses et homme sandwitch présents au Festival Paradisio de Flagy
Léona Béatrice Martin-Starewitch présente l'exposition consacrée à Starewitch aux officiels
Un vieux bus accueillait des projections de films amateurs des années 30 aux années 60
Le vieux bus du Festival Paradisio à Flagy, accueillait des films amateurs des années 30 aux années 60
La salle de l'Atelier du 7e art à Flagy

 

FLAGY UN VILLAGE DE CARACTÈRE, CULTUREL et FESTIF
Depuis 2008, Jacques Drouhin, maire de Flagy a fait de la culture en milieu rural une priorité.
S’appuyant sur 16 associations ou commissions et de nombreux bénévoles, une programmation culturelle et festive s’organise tout au long de l’année.
En 2017, la place du village, qui abrite l’une des dernières station-essence en milieu rural, a accueilli le tournage du film « Bonne Pomme » de Florence Quentin, avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu.
Le village bucolique a gagné en rayonnement culturel avec ses apéros lancés voici 8 ans et dont la notoriété a dépassé la Seine-et- Marne : des concerts hétéroclites gratuits chaque vendredi de juin et juillet.
Les rendez-vous de la musique classique dans l’église en septembre, les expositions de peintures et d’œuvres d’art, les rencontres littéraires au fil des mois viennent compléter l’offre culturelle de Flagy.
Site classé de la Vallée de l'Orvanne, Flagy est labellisé village fleuri en 2013 et promu village de caractère en 2014. Les randonneurs comme les visiteurs y viennent pour découvrir les nombreux circuits de randonnées ou se restaurer au « Moulin de Flagy », restaurant gastronomique

Festival Paradisio à Flagy : un évènement unique autour du cinéma de patrimoine !

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