La grande famille des Amapiens lors de la fête des 10 ans à Veneux

L'AMAP L'ANETH VIENT DE  FÊTER SES DIX ANS !

La grande famille des Amapiens lors de la fête des 10 ans à Veneux

Les adhérents de l'Amap L'Aneth avaient rendez-vous vendredi soir 4 octobre à la Maison des associations de Veneux-Les Sablons pour fêter des dix ans d'existence.

Photos :
P. Songeux

Vendredi 4 octobre 2019, L’Amap l’Aneth a fêté ses 10 ans, en compagnie d’amapiens, de producteurs et de quelques élus. Dix ans de succès comme en  témoignent les chiffres suivants.
L’Amap L’Aneth comptait 28 adhérents- contrats à sa création. En 2018, elle en compte plus de 80 !
Sans compter les intermittents inscrits pour des paniers occasionnels.
L’engouement pour les produits bio et équitables, et pour une relation solidaire et confiante avec les producteurs agricoles, sans intermédiaire, et pour une convivialité associative porte le mouvement AMAP en lame de fond.
En 2018, plus de 315 groupes en Amap, soit plus de 15 000 familles d’amapiens, en partenariat avec 200 fermes en Ile de France. Au niveau national cela monte à plus de 2000 ! La petite graine lancée en 2001 à Aubagne par un maraîcher en refus de soumission à une industrie agro-industrielle et un groupe de consommateurs en rejet d'un monde de "mal-bouffe" a essaimé. La petite graine s'est multipliée partout, y compris dans le monde : Québec, Japon, Portugal, pays anglo-saxons regroupés…
Les contrats se sont ouverts à d'autres producteurs : volaille, œufs, fromages, agneau, fruits, miel, pain… Les fermes elles même, ont contractualisé avec plusieurs groupes. Le mouvement s'est structuré en réseau régional et interrégional. Le bio progresse partout en France. "Avec  5000 exploitations supplémentaires en 2018, on compte aujourd’hui un total de 41 600 fermes engagées en agriculture biologique, soit près de 9,5% des exploitations de notre pays. La production bio française a doublé en 5 ans : c’est la plus forte progression jamais enregistrée.

La genèse de L’Amap L’Aneth
En 2006, un couple d’Episy sensible à l’environnement organise des réunions pour expliquer le principe encore méconnu des AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne). Ainsi naît à Episy l’AMAP « Le jardin de Paul» avec 60 adhérents dont un tiers de Morétains et Veneusiens. Deux ans plus tard, la nécessité de créer une AMAP à Veneux s’est imposée, d’où la proposition faite aux élus locaux de soutenir cette innovation sociétale. La municipalité a répondu positivement dès 2008, en mettant à disposition gracieusement un local « 156 avenue de Fontainebleau » pour accueillir l’Amap L’Aneth. L’Amap L’Aneth compte alors 4 producteurs (Paul Thierry maraîcher Bio, Henri Doubliez pomme et dérivé Bio, Laurence Nory fromage de chèvre et Jean Lacube miel). L’Amap L’Aneth fonctionne en cohérence avec les principes de gouvernance démocratique et prend ses décisions en collège. Chaque adhérent est invité à prendre part aux débats, voter les décisions engageant les intérêts de l’association, de ses adhérents et surtout son l’objet. C’est-à-dire « le maintien et le développement de l’agriculture paysanne sur notre territoire ». Ce mode de fonctionnement collégiale a permis à l’association de prendre de bonnes décisions sur de nombreux sujets. Introduction de nouvelles productions, dialogue avec les producteurs sur la quantité, qualité et stabilité des productions.

Quatre-vingts adhérents et dix producteurs
Aujourd’hui L’Amap L’Aneth a atteint un rythme de croisière avec quatre-vingts adhérents et dix producteurs. Dans une conjoncture agricole compliquée, toutes les exploitations précitées font face avec succès aux défis économiques. Création, embauche, session d’exploitations.
Les amapiens avaient pensé quelques années en arrière que le mouvement pouvait s’essouffler, il n’en est rien. Les intérêts et les valeurs des agriculteurs comme des consommateurs convergent. Seules les exploitations traditionnelles souvent familiales sont capables de relever ces défis et celui de l’urgence climatique en s’alliant à nouveau, aux lois ancestrales de la vie sur terre. Les nouveaux adhérents viennent parfois d’autres Amap qui repenser leur mode d’approvisionnement alimentaire en évitant l’hebdomadaire circuit par les hypermarchés. Peut-être l’amorce du retour au commerce de proximité s’il en reste ? Pour maintenir cet élan, l’ Amap L’Aneth aurait besoin d’un local mieux adapté. Un lieu sur Veneux de plain-pied, d’accès facile pour le public comme pour les producteurs avec leurs camions, plus grand, sain, compatible avec l’entrepôt de denrées alimentaires (avis à la population). La mutualisation de ce local avec d’autres entités partageant leurs  valeurs serait de bonne augure, comme des associations amies, les mouvements populaires ou culturels, tel Repair-café, épicerie solidaire, friperie, café-philo...

La distribution des paniers a eu lieu juste avant la fête des 10 ans de l'Amap L'Aneth
Les légumes tiennent une place importante au sein de l'Ampa L'Aneth
Des légumes selon les saisons
Le pain fait partie des denrées proposées de l'Amap L'Aneth
Ambiance musicale pour les 10 ans de l'Ampap L'Aneth
Les amapiens lors de la fête des 10 ans
Fête des 10 ans de l'Amap L'Aneth

 

Agnès Ligot, Présidente :
« J’ai pris la présidence en route  il y a 5 ou 6 ans et j’en suis très heureuse. C’est un autre volet du développement  durable sur lequel il faut travailler. Il y a le bâti, la locomotion et l’alimentation, les principes du développement durable, je les applique à l’alimentation avec joie et plaisir. Il y a plein de convivialité, c’est aussi une autre façon de consommer, de voir et de se rencontrer, une fraternité d’âmes dans ce que l’on réalise, un petit miracle toutes les semaines.
L’objectif est de savoir comment on pourrait augmenter le nombre d’adhérents, car actuellement on est un peu ric-rac dans notre local, il faut peut-être trouver des fraternités avec des gens qui sont prêts à accepter des aléas pour mutualiser les espaces, pour moins consommer d’électricité et d’espaces. Et après, c’est peut-être voir avec nos producteurs, d’aller voir comment on peut faire des légumeries, des abattoirs, pour travailler sur des secteurs qui sont plus compliqués, avec des normes d’hygiène qui sont  extrêmement drastiques quand on fait de la transformation, et cela va être nécessaire pour répondre au défi de l’alimentation de manière plus massive. Aujourd’hui, nous fournissons des légumes, fruits, du fromage de chèvre, des laitages vaches, du lait cru jusqu’aux fromages affinés, du pain, du miel, des œufs, de la volailles, de manière épisodique on a des agneaux, du porc, des huiles aussi bien des huiles d’olives que des huiles plus locales, et puis, il y a plein de nouvelles filières qui s’inventent et c’est vraiment là notre défi, trouver de nouvelles filières à inventer avec nos producteurs ».

Dix ans d’existence pour l’Amap L’Aneth à Veneux

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