Expositon Antoine Arrinda, Le Mur.

Exposition Antoine Arrinda :
POUR NE JAMAIS FINIR !

Expositon Antoine Arrinda, Le Mur.

Antoine Arrinda revient à l'Espace de création Le Mur, l'élève est devenu un artiste et nous propose sa première exposition personnelle.

Photos :
P. Songeux

Virginie Prokopowicz et Le Mur propose la première exposition personnelle d’Antoine Arrinda, intitulée « Pour ne jamais finir ». C'est un retour aux sources puisque cet artiste a été l'élève de Virginie.
Pluridisciplinaire, à la découverte discrète du monde, Antoine cherche des moments et des présences fantastiques au travers d’installations, de dessins, de performances.
Diplômé de l’Ecole d’Art d’Angoulême et plus tard de l’École d’Art de Metz, l’artiste met la narration au coeur de sa pratique. Au travers de bricolages, d’objets détournés, son travail invente des histoires décalées, des expériences étranges et des cheminements mystérieux, cherchant de nouvelles façons de faire émerger des récits et des apparitions.
Exposition visible jusqu'au 27 février 2022, à l'Espace de création Le Mur à Moret-Loing-et-Orvanne.

Pour ne jamais finir

Aux limbes de la ville, dans les zones mi-agricoles mi-boisées aux allures de friches, Antoine Arrinda – enfant du pays – foule le sol sud seine-et-marnais en quête de « trésors » cachés. Il sonde du regard les trous et les cratères des anciennes carrières, des forêts, désireux de faire se succéder ressentis de l’instant et pulsion créative. Exposé aux paysages de marge depuis son plus jeune âge, il évoque cet état d’entre-deux tel un « laboratoire » où les lois naturelles se manifestent à bon escient : c’est en observant continuellement les reliefs et les enfoncements, au cours de ses promenades alternatives, que naissent et prospèrent les formes de son registre.

Empruntant à la Science son lexique pour définir ses installations expérimentales, dessins et gravures aquatintes, il précise toutefois que sa recherche esthétique tend plutôt à verser dans le domaine de l’absurde, jouant la carte de l’humour et du second degré chaque fois qu’il narre en images ses pérégrinations dignes de BD, ce qui le détache fondamentalement du sérieux de la logique. Ainsi, son personnage d’autofiction se démène, côtoyant le hasard et les imprévus, sublimés par un choix

de couleurs aériennes proches de celles que l’on rencontre à la tombée du jour ou de la nuit – apportant légèreté aux situations rocambolesques provoquées. Et son attrait pour l’indéterminé s’étend jusqu’à l’Espace, justifié par le fait que ce dernier offre une facilité de projection imaginaire à l’humain qui associe au sentiment d’illimité l’excitation d’une potentielle découverte. Se calquant sur ce modèle, il pense la scénographie de cette première exposition personnelle à la manière d’une aventure exploratoire, brouillant tous les signaux intra-muros du lieu d’art qui accueille les oeuvres de son univers expansif. Par un jeu de reflets, de sons et de lumières, les spectateurs s’immergent dans un monde autarcique aux champs de perceptions multiples, prenant part à l’action des scènes reconstituées de certains mystères et autres preuves de vie(s)...

Chloé Macary

Virgine Prokopowicz et Antoine Arrinda
Antoine Arrinda à Moret Loing-et-Orvanne
Expo Arrinda à Moret
Exposition Antoine Arrinda
Expo Antoine Arrinda au Mur
Antoine Arrinda
Antoine Arrinda : retour aux sources !

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