Dani Olivier, « Que la lumière danse ».

PHÉMINA PHOTO FESTIVAL À NEMOURS

Dani Olivier, « Que la lumière danse ».

Le festival Phémina bien parti pour devenir l’un des rendez-vous culturels majeurs du Sud Seine et Marne, visible jusqu'au 26 mai.

Photos : P. Songeux

Dans le cadre de sa vocation à promouvoir la création, et la production photographique en particulier, le collectif  Croisons nos regards a proposé le principe d’un festival photo dédié aux femmes.
Cette exposition visible jusqu’au 26 mai, constitue un évènement artistique et culturel original qui révèle l’étendue et la diversité d’une production photographique particulière : celle des femmes photographes et des femmes photographiées.
Le festival Phémina ne se positionne pas sur un registre « féministe » au sens politique du terme. Il ne s’agit pas d’un événement militant, mais d’une manifestation artistique avant tout. Tous les registres de photos y sont admis, en dehors de la pornographie et de la violence.
Les grands sujets comme la mode, le reportage sociétale, le photo-journalisme, le portrait, le glamour ou le nu artistique étaient représentés dès la première édition 2017.
Le festival Phémina a vocation à devenir l’un des rendez-vous culturels majeurs du Sud Seine et Marne, en particulier dans le domaine de la photographie, encore trop peu représenté dans la région.
Pour les femmes photographes tous les sujets photographiques sont possibles, pour les hommes, seuls les thèmes représentant des femmes ou l’univers féminin sont admis.
Le collectif s’est chargé de sélectionner les candidatures : la qualité et l’intérêt artistique des images ont été les critères de sélection numéro un. Tout photographe entrant dans le champs de l’exposition peut postuler (amateur/pro – mineur/majeur). Le collectif veille aussi à ce que la moitié au moins du total des exposants soit des femmes photographes.
La sélection 2019 compte 26 exposants, dont les deux invités d’honneur ; à ces exposants s’ajouteront également des photos de notre collectif.
Cette année, le jury des candidatures s’est étoffé : en plus du collectif, 5 jurés externes ont apporté leurs voix, afin de professionnaliser d’avantage le festival : Arnaud Valdenaire, conservateur du Musée de Nemours,  Catherine Cousseau, responsable des expositions du Pavillon de l'érable, Florence Bruaux, directrice d'Art Beau et Sens, Maud Guyomar, artiste, modèle et spécialiste de la production d’événements et Gilles Billault, organisateur des salons d'art à St Pierre les Nemours.

Le festival 2019 se déroule sur plusieurs pôles au sein de la ville de Nemours (77140) dont la municipalité est partenaire de l’opération : la salle du quai des Tanneurs, l’Atelier du château, l’Ecu de France, Desait décoration, la bibliothèque municipale.
Avec une moyenne de 7 images par exposant, le festival Phémina propose plusieurs centaines de photos : environ 2 000 visiteurs sont venus profiter des expositions 2017 et 2018, un score encourageant pour ces premières éditions, qui devrait se perpétuer cette année.

Invités d’honneur :

> Pilar du Breuil,

Pilar du Breuil, Encarnacion.

artiste d’origine espagnole, peintre, sculpteuse, plasticienne et photographe, elle nous présente deux de ses séries récentes. « Tout ce que capture mon appareil est décomposé et sorti de son contexte pour une recomposition à ma façon. »
- PAS NAÎTRE : des visages, des mains qui vont progressivement s’approcher, effleurer, frôler, toucher, palper, caresser, attraper, presser, pétrir, cogner, tordre jusqu’à la déchirure. Qui a jamais pensé à demander au futur être humain s’il était d’accord pour venir au monde ? Qu’attendre d’un voyage qui commence dans la brutalité, l’arrachement, le sang, les cris ?
Ces questions qu’on ne pose pas, comme si tout allait de soi, je les ai posées, à travers cette série de photos, à tous ceux qu’on a négligé de consulter : moi, vous, nous tous depuis la nuit des temps. La réponse m’est apparue, lumineuse, aveuglante : « C’est décidé : je reste au chaud. Je vous entends mais je suis bien ici, trop bien, et pour longtemps. »

- LES NOCES BLANCHES : font référence à la nuit de noces et se focalisent sur trois moments, trois états d’âme. Ces cinq photos font partie du travail que j’ai réalisé pendant toute une année pour l’exposition Venus Vesper.  Je voulais rendre hommage à ces filles innocentes et vierges, que les parents décident de donner en mariage uniquement pour des arrangements entre familles. Le Blanc symbolise la pureté et les personnages la soumission.
http://www.pilar-du-breuil.com/

> Dani Olivier

Dani Olivier.

Dani Olivier est né à Paris en 1969, diplomé de HEC, il vit et travaille à Paris. Dani Olivier réalise des portraits qui croisent peinture et photographie. : ils mettent en valeur la beauté des femmes et ont pour objectif de les dévoiler dans leur double dimension de corps et d'âme.
Les modèles et les décors sont nus. Le maquillage est minimaliste pour laisser toute leur place aux images et les situer ainsi hors des modes, du monde et du temps. Par des jeux d'éclairages complexes couplés à des gestuelles et mouvements, il réalise ses effets spéciaux lors de la prise de vue. Fidèle à l'instant, l'image obéit à un principe d'authenticité et d'intégrité : ni retouches, ni altérations.
 https://daniolivier.com/

Les exposants 2019
Adrienne Arth - Anne Lise Delaunay - Ana Tornel – Aurelien Tranchet - Bruno Bourle - Caroline Flornoy - Cloé Vié - Eric Caudron - Evelyne Chevallier - Fanny Vambacas - Guy Blanes - Héloise Berns - Jean-Luc Lefèvre - Lucie Anne Mottet - Cindy Millet - Marc Lamey - Marie Christine Palombit - Rhea Shirudo - Sandrine Laroche - Sophia Snadli – Sylbohec - Véronique Loh - Xavier Blondeau - Zaida Kersten

Evènements
Un festival ne saurait se limiter à une grande exposition, aussi riche soit-elle. Phémina propose donc une série d’évènements et d’animations en parallèle des pôles d’exposition. Une façon de donner la parole aux photographes, mais aussi d’offrir différents axes de communication autour de la thématique féminine. Des conférences, des animations diurnes et nocturnes, des ateliers photo, lecture de portfolio et prix photo sont venus ou vont compléter ce festival.

Lieux d’exposition : Nemours

Salle du 17 quai des Tanneurs : sur les bords du Loing, face au château, cette salle est idéalement située au cœur du centre ville. Dotée d’une belle superficie, elle accueillera la plus grande partie des exposants.

 Atelier du château : dans la cour intérieure du château de Nemours, ce petit pavillon sera dédié à l’accueil du public (point info) et fera office de boutique (livres, tirages photos). Il permettra aussi d’accueillir des exposants au cœur du patrimoine historique de la vieille ville, et de servir d’espace de conférences-animations.

Bar-restaurant l’Ecu de France : situé rue de Paris, en centre ville, ce célèbre établissement nemourien s’est joint à nous dès la première édition ; il renouvellera l’expérience en accueillant une exposition.

Desait décoration : rue Bezout, près du cinéma, Véronique Desait soutient régulièrement les artistes dans sa boutique. Elle se joindra à nouveau au festival en accueillant une exposante.

Bibliothèque de Nemours :  rendez-vous culturel incontournable de la ville, la bibliothèque municipale se joint à nous cette année, dans le prolongement du festival « à voix haute ».  Des photos seront exposées dans leurs locaux de la salle des fêtes.

Phémina 2019 se tient jusqu’au 26 mai à Nemours
Entrée gratuite
Ouverture 9h30-12h30 et 14h-19h
Fermé les 20-21/05
Nocturne samedi 25 jusqu’à 22h.

Claudine Berger, Vision de femme.
Fanny Vambacas, contrecollage sur aluminium.
Bruno Bourle, R'Eve.
Adrienne Arth, Eros Nu autoportrait 2.
Stéphanie Foucher, Les saisons d’antan.
Marie Christine Palombit, « Mythe et nature sauvage du féminin ».
Lucie Anne Mottet, « Chiralité florale ».
Guy Blanes, Flous de danse
Jean-Luc Lefèvre, Voyeur.
Remise du prix du jury à Jean-Luc Lefèvre des mains de Brigitte Commaille, adjointe à la culture.

 

Fabrice Milochau, l'initiateur du festival :
« Cet évènement est né il y a 3-4 ans d’une envie de poursuivre une expérience qui avait germée avec Nemours, une petite expérience photo pendant la journée de la femme. On avait fait une séance de prise de vue gratuite aux habitantes de cette ville. A la suite de ça, je me suis dit que c’était une bonne idée d’une part, d’essayer de creuser ce qu’on pouvait faire avec cette ville pleine de bonne volonté avec nous, et puis de rester centrer sur le sujet féminin. Donc c’est né comme ça, et comme je fais parti du collectif « Croisons nos regards », on a monté ce festival au sein de celui-ci. Le but était de valoriser les femmes, notamment les femmes photographes, mais comme dans le collectif il y a aussi des hommes, il fallait trouver un moyen de mêler femmes et hommes. On s’est dit, faisons femmes photographes et femmes photographiées, et dans le cadre femmes photographiées il peut y avoir des hommes qui photographient des femmes. On se retrouve donc avec une manifestation qui est centrée sur la féminité au sens large et qui peut comprendre des exposantes et des exposants ».

 

Croisons nos regards
le collectif
Le collectif Croisons nos regards (association 1901)  a vu le jour officiellement en 2013. Il est né d'une rencontre entre différents photographes lors d'une exposition à laquelle chacun participait un an plus tôt... Ensemble, nous avons décidé d'unir nos sensibilités et nos ressources pour créer le premier groupe de   photographes de  la région bellifontaine.
Amateurs  passionnés  ou  professionnels,  nous  souhaitons  promouvoir le regard artistique de chacun à travers une démarche collective.  « Croisons nos regards» est un nom qui s'est imposé progressivement comme une évidence : il incarne la synergie, la richesse des regards individuels, et les interactions positives qui en découlent pour le collectif.
C'est aussi la volonté de créer une structure qui puisse être un interlocuteur crédible ainsi qu’une   force  de  proposition  organisée  pour  les collectivités  locales ou  les partenariats privés.  A  terme,  le collectif s'ouvrira certainement à d'autres arts,  et accueillera peintres, écrivains ou plasticiens. L'impératif restera d'être originaire du sud Seine et Marne ou d'avoir travaillé et produit une œuvre en lien avec la région.
Aujourd'hui le collectif est composé de photographes et d’un poète, déjà auteurs à titre individuel de  nombreuses  expositions,   livres  ou  de  publications  magazines.  Certains sont professionnels, d’autres amateurs, mais nous sommes tous animés par la même passion de l’image.
Notre objectif est de présenter des regards photographiques croisés sur un thème commun, où la vision de chaque photographe apporte une sensibilité particulière. Nous souhaitons également ranimer avec modestie la flamme des courants et des groupes artistiques qui ont fait le prestige de la région ; l’histoire de l’art inscrit tout le sud Seine et Marne dans une  tradition d’innovation  et  de  créativité  picturale  à  laquelle  nous tenterons d’être fidèles…
Notre but est de partager cette créativité et ces regards aux travers d’expositions photographiques, d'évènements, ou d’éditions ( livre d’art photographique consacré à la forêt de Fontainebleau  -carré de forêt, 2014).
les membres actuels du collectif : Aimé Avarre, Claudine Berger, Pascal Crapet, Stéphanie Foucher,  Alexandra Gerat, Quentin Kheyap, Fabrice Milochau et Dieter Ruffing.
 https://croisonsnosregards.fr/

3e édition du Phémina Photo Festival à Nemours

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